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Mali : Kidal, Kati et Gao au cœur des tensions, Bamako sous pression après des attaques coordonnées

Mis à jour le 25 avril 2026
Publié le 25/04/2026 à 4:28 , , , , , , , ,

La situation sécuritaire au Mali connaît une nouvelle escalade inquiétante. Tandis que des affrontements violents opposent l’armée malienne à des groupes armés dans plusieurs régions, la ville stratégique de Kidal, dans le nord du pays, est revendiquée par des rebelles touaregs, relançant les craintes d’une déstabilisation majeure.

Au nord, les rebelles du Front de libération de l’Azawad (FLA) affirment avoir pris le contrôle de plusieurs positions à Kidal ainsi que dans la région de Gao. Cette zone, historiquement instable, constitue un bastion clé pour les groupes séparatistes et jihadistes. Si cette prise est confirmée, elle marquerait un tournant dans le rapport de force avec l’État malien.

Bamako et Kati secouées par des attaques

Dans le même temps, la capitale Bamako et ses environs ont été le théâtre d’attaques coordonnées. Des explosions et des tirs ont été signalés à proximité de Kati, important centre militaire, ainsi qu’aux abords de l’aéroport de Bamako. L’armée malienne évoque des offensives menées par des « groupes terroristes » contre des positions stratégiques, notamment des casernes.

Face à ces attaques, l’état-major assure que « la situation est sous contrôle » et que des opérations de ratissage sont en cours pour neutraliser les assaillants.

Inquiétude internationale et mesures de précaution

L’évolution rapide de la situation a suscité des réactions au niveau international. L’ambassade des États-Unis au Mali a appelé ses ressortissants à limiter leurs déplacements et à rester confinés, en raison des risques sécuritaires liés aux explosions et échanges de tirs.

Un pays sous tension persistante

Ces événements illustrent une fois de plus la fragilité sécuritaire du Mali, confronté depuis plusieurs années à une multiplication des attaques armées, à la montée des groupes jihadistes et aux revendications indépendantistes dans le nord. La situation à Kidal, en particulier, reste un baromètre de la stabilité nationale.

Alors que les autorités affirment garder le contrôle, l’ampleur et la simultanéité des attaques posent la question de la capacité de riposte de l’armée et du risque d’un embrasement généralisé. La communauté internationale suit de près l’évolution de cette crise, dont les répercussions pourraient dépasser les frontières maliennes.

Tristan SAHI

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